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jeudi 2 avril 2026

Ma Poésie


Il est dans le Midi des fleurs d'un rose pâle
Dont le soleil d'hiver couronne l'amandier ;
On dirait des flocons de neige virginale
Rougis par les rayons d'un soleil printanier. 

Mais pour flétrir les fleurs qui forment ce beau voile,
Si la rosée est froide, il suffit d'une nuit ;
L'arbre alors de son front voit tomber chaque étoile,
Et quand vient le printemps il n'a pas un seul fruit. 

Ainsi mourront les chants qu'abandonne ma lyre
Au monde indifférent qui va les oublier ;
Heureuse, si parfois une âme triste aspire
Le parfum passager de ces fleurs d'amandier. 

Louise Colet
Recueil : Fleurs du midi (1836)


Louise Colet. (1810-1876)

Poétesse et femme de lettres française du XIXe siècle

Louise Colet, née Louise Révoil le 15 septembre 1810 à Aix-en-Provence et morte le 8 mars 1876 à Paris

Poétesse talentueuse, elle est la première femme à recevoir le prix de poésie de l'Académie française (1839), distinction qu'elle obtient quatre fois au total. Son œuvre, marquée par le romantisme, comprend des recueils de poésie (Ce qui est dans le cœur des femmes), des romans et des récits de voyage.

Elle fut la maîtresse du philosophe Victor Cousin, puis de Gustave Flaubert (1846-1855), entretenant avec ce dernier une correspondance célèbre. Elle a également fréquenté Musset et Vigny.

Proche des fouriéristes, elle s'engage pour la république et le féminisme. Elle est pionnière dans l'« autofiction » avec des œuvres comme Lui (1860), souvent perçues comme des règlements de comptes avec Flaubert.

Elle a lutté pour son indépendance littéraire malgré une réputation souvent caricaturée et une fin de vie dans la précarité. Louise Colet a souvent souffert de la misogynie de son époque, ses œuvres étant éclipsées par sa vie sentimentale

Soyez Bénis