A M. Edgard Tinel
Au Chrétien
Encore un mot avant de t'en aller
Et puis au loin, tu peux laisser voler
Mon souvenir.
Et puis au loin, tu peux laisser voler
Mon souvenir.
Oh ! Tu fais bien mon frère,
De consacrer ta harpe noble et fière,
Au Dieu puissant qui, d'un souffle divin,
Fit l'univers et l'humble genre humain
Au créateur, à l'immortel génie
Qui te donna le talent et la vie
Oh ! Tu fais bien d'aimer ce Dieu d'amour
De lui payer d'un généreux retour
L'immense don qu'il fit à ta jeune âme
De lui vouer cette divine flamme
Qui brûle en toi : l'amour de l'art.
De consacrer ta harpe noble et fière,
Au Dieu puissant qui, d'un souffle divin,
Fit l'univers et l'humble genre humain
Au créateur, à l'immortel génie
Qui te donna le talent et la vie
Oh ! Tu fais bien d'aimer ce Dieu d'amour
De lui payer d'un généreux retour
L'immense don qu'il fit à ta jeune âme
De lui vouer cette divine flamme
Qui brûle en toi : l'amour de l'art.
Chrétien !
Oh ! Laisse-moi te redire : C'est Dieu !
A l'artiste.
A l'artiste.
Et puis permets que je répète encore
Combien est beau ton jeu mâle et sonore ;
Combien sont pures, combien sont enivrants
Tes doux accords et tes suaves chants !
Combien surtout j'aime tes mélodies,
Echos touchants de ton cœur, voix chéries
Qui chantent Dieu, qui font songer au ciel,
Qui font goûter l'ambroisie et le miel
Oh ! Laisse encore de ton âme rêveuse
Sortir souvent cette voix amoureuse !
Artiste aimé, chante ! ton luth est d'or ;
Echo céleste, oh ! sonne et vibre encor !
Combien est beau ton jeu mâle et sonore ;
Combien sont pures, combien sont enivrants
Tes doux accords et tes suaves chants !
Combien surtout j'aime tes mélodies,
Echos touchants de ton cœur, voix chéries
Qui chantent Dieu, qui font songer au ciel,
Qui font goûter l'ambroisie et le miel
Oh ! Laisse encore de ton âme rêveuse
Sortir souvent cette voix amoureuse !
Artiste aimé, chante ! ton luth est d'or ;
Echo céleste, oh ! sonne et vibre encor !
A l'ami !
Et maintenant que bien loin ta nacelle
Va fuir, hélas ! me laissant après elle,
Emporte au moins à cette heure d'adieu
Un souvenir, une fleur de ce lieu !
Qui sait, ami, si nous verrons encore
D'un gai retour briller la douce aurore ?
Qui sait si Dieu nous la ménagera
Et jusqu'à quand l'absence durera ?
Au moins parfois songe à l'humble poète
Qui gardera dans son âme discrète,
Près de l'ennui cette suave fleur :
Le souvenir d'un moment de bonheur.
Et maintenant que bien loin ta nacelle
Va fuir, hélas ! me laissant après elle,
Emporte au moins à cette heure d'adieu
Un souvenir, une fleur de ce lieu !
Qui sait, ami, si nous verrons encore
D'un gai retour briller la douce aurore ?
Qui sait si Dieu nous la ménagera
Et jusqu'à quand l'absence durera ?
Au moins parfois songe à l'humble poète
Qui gardera dans son âme discrète,
Près de l'ennui cette suave fleur :
Le souvenir d'un moment de bonheur.
Emma Coeckelbergh
1851 - 1921
Emma Coeckelbergh aussi connue sous le nom d’Emma Tinel, est une poétesse belge et l'épouse du pianiste et compositeur Edgar Tinel.
Coeckelbergh est née le 22 septembre 1851 à Anvers. Elle est le deuxième enfant de la famille de Franciscus Julianus Coeckelbergh et Maria Ludovica Paridaens. Le père était un commis itinérant de Puurs. D'Anvers, la famille a déménagé à Sint-Niklaas en 1871. Là, ses parents dirigeaient une usine textile. En 1878, la famille emménage à Temse, où le père est décède1879.
Âgée d'une vingtaine d'années, Coeckelbergh entra en contact avec Evariste Carrance, docteur en droit et poète français, né à Bordeaux, d'origine portugaise, il a été l'initiateur du « Concours poétiques à Bordeaux » et a laissé environ 100 œuvres : comédies, poésie, romans et chansons maçonniques. Ils correspondent et il y a un respect mutuel.
Ses poèmes montrent que Coeckelbergh était une jeune femme très sensible, romantique, mélancolique avec beaucoup d'empathie envers ses proches. Elle sympathise avec une orpheline (Console-toi), avec ses amis, avec sa sœur et son frère, avec les malades, réconforte les survivants (Petite sœur dormait, A la mémoire de mademoiselle Marie Lenaers ...). Elle s'est également inspirée du christianisme (Enfants, Priez ! La Religion et l'Amitié, A ma Reine ...). Dans de nombreux poèmes, elle décrit la nature qui l'entoure (Les Orages, Les Nids d'Oiseaux, Charmante Rose, Comme les Hirondelles ...).
En mai 1877, le recueil « Sentiers Perdus » fut publié avec préface d'Alphonse Le Roy, professeur à l'université de Liège et président de l'Académie royale de Belgique, chez Typographie de de Mlle M. Weissenhruch, Imprimeur du Roi, 45, Rue du Poinçon, 45, Bruxelles. 144 p.
Le recueil est dédié à Henri Conscience et comprend le poème "À Ma mère morte" (p. 7) avec lequel Coeckelbergh remporta une médaille de bronze au 16e "Concours poétiques de Bordeaux" le 15 juin 1876, ainsi que le poème "Dieu" avec lequel elle reçut une mention "très honorable" 17e en 1876 concours poétique.
Le musée Edgar Tinel possède un cahier (VAR015) contenant des poèmes et des morceaux de prose de Coeckelbergh, qui ont été publiés dans les journaux. Cela montre qu'elle a également écrit sous les pseudonymes « Manuel » et « SL ». Ce cahier contient également des poèmes manuscrits avec les ratures qui s'imposent.
Edgar Tinel avait vu le recueil de poèmes « Heures perdues » chez un ami et était si enthousiaste qu'il a mis en musique un certain nombre de poèmes. Ce sera son opus 5: « Quatre mélodies pour chant avec accompagnement de piano ». Pour les publier, il a demandé la permission du poète par lettre.
Coeckelbergh accepta et écrivit à Tinel que son nouveau recueil « Les Épines » sera publiée en 1875. Ils ont continué à s'envoyer des lettres et Edgar Tinel l'a invitée à un concert organisé par la municipalité de Sinaai. Il lui a envoyé les invitations à la maison et c'est ainsi qu'ils se sont rencontrés. Après le concert, Edgar Tinel a noté dans son journal : "J'ai trouvé la fiancée de mes aspirations, de mes rêves ; j'ai trouvé mon Emma!"
Après deux ans de fiançailles, ils se marient le 1er septembre 1877 et s'installent à Bruxelles. Emma Coeckelbergh et Edgar Tinel ont eu six fils. Après la mort d'Edgar Tinel (28 octobre 1912), Emma est restée avec ses fils Antoine et Paul. Le fils aîné Jef fut ordonné prêtre en 1903 et curé à la paroisse Notre Dame de Bon Secours à Bruxelles. Il est décédé 3 mois après Edgar le 18 janvier 1913 de tuberculose. Son fils Jan fut admis dans un « Sanatorium pour neurasthéniques » le 16 juin 1912, dont il fut libéré le 16 octobre 1912. Il devint médecin militaire pendant la première guerre mondiale. Il mourut à Geel le 26/11/1942. Nous ne savons pas grand-chose sur Franz, il n'était probablement plus chez Emma en 1912. Guido se maria le 11 juin 1912 et partit au Congo belge pour y occuper un poste de magistrat. Il y devint procureur général.
En décembre 1907, Emma Coeckelbergh était gravement malade, mais elle s'est rétablie. Elle est décédée à Ixelles, le 17 février 1921 à l'âge de 69 ans.
Source : Wikipédia


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