Dans le secret des Femmes Poètes -
Les femmes ont fait de la poésie bien avant les hommes mais ces derniers jugeaient qu’elles n'avaient pas leur place en littérature ! A toutes celles qui ont osé écrire en secret, dans l'ombre d'un nom masculin, dans le silence, au péril de leur vie ! Pour peu qu'on leur ai permis de laisser une trace !
Une trobairitz, en occitan, est le féminin de troubadour. Le terme désigne ces femmes qui, entre 1150 et 1250, non seulement écrivaient chansons et poèmes, mais avaient le front de les signer de leur propre nom plutôt que d’un pseudonyme masculin.
Les textes mis en musique parlent d’amour, parfois lesbien, de mœurs politiques, de mariage et de maternité.
Azalais, est la première trobairitz dont le nom soit connu, célèbre aussi pour sa voix, sa beauté et son « art de trouver », c'est-à-dire de composer des vers. Du temps de la Fin’amor, berceau de notre littérature, ne nous reste qu’un seul texte d'Azalaïs de Portiragnes.
Unique car sublime poème d’amour courtois.
La poésie des troubadours s’avère d’une richesse incomparable ; les images, les expressions, comme la rythmique, sont très inspirés et donnent la mesure de la vie culturelle de cette période.
Composé en cinquante-deux vers, ce poème d’amour semble inspiré par le sentiment passionné qu’Azalaïs portait à Gui Guerrejat, le frère de Guilhem VII de Montpellier.
Le texte, qui fait référence au décès du troubadour Raimbaut d’Orange, a peut-être été écrit peu après sa mort en 1173.